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Gustavine
Relation · Identité masculine

La blessure du père chez l’homme : retrouver sa place et oser s’affirmer

Par Gustavine, thérapeute relationnelleLecture : 4 min

Vous avez du mal à vous affirmer, vous avez souvent l’impression de ne pas être à la hauteur, ou vous gardez tout pour vous jusqu’à ce que la colère déborde ? Chez beaucoup d’hommes que j’accompagne, ces difficultés ont un point commun : une relation au père qui a laissé des traces.

Homme de dos, sac à l’épaule, qui regarde l’océan

Ce que le père transmet à son fils

Pour un petit garçon, le père est souvent le premier modèle de ce qu’est un homme. Par son regard et sa présence, il peut transmettre quelque chose d’essentiel : « tu es capable », « tu as ta place », « je suis fier de toi ».

Quand ce message n’a pas été donné, parce que le père était absent, distant, dur, très critique, imprévisible ou au contraire effacé, le fils grandit parfois avec un doute profond sur sa propre valeur. L’absence n’est pas toujours physique : on peut avoir eu un père présent à la maison et ne jamais s’être senti vu par lui.

Comment elle peut se manifester à l’âge adulte

Chaque histoire est singulière, et aucun de ces signes ne « prouve » une blessure. Ce sont des pistes que beaucoup d’hommes reconnaissent :

« Mon identité masculine s’est renforcée. »Lionel, après le parcours Renais-Sens
Un homme et un petit garçon marchent ensemble sur un chemin, de dos

Pourquoi on en parle si peu chez les hommes

Beaucoup d’hommes ont grandi avec l’idée qu’un homme ne se plaint pas, qu’il doit tenir et avancer seul. Ils minimisent alors ce qu’ils ont vécu (« ça aurait pu être pire »), ou ne mettent jamais de mots dessus.

Pourtant, regarder son histoire en face n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent ce qui permet de sortir des schémas qui se répètent, et de devenir l’homme, le compagnon ou le père que l’on veut être.

« J’ai osé m’affirmer en tant qu’homme. »Yohan, après le parcours Renais-Sens

Ce qui aide à avancer

Dans mon accompagnement, ce chemin suit trois temps :

ConscienceRelire son histoire, mettre des mots sur ce qui a manqué, reconnaître ses protections et ses forces.
ConfianceOser s’affirmer, poser ses limites, exprimer ce que l’on ressent sans exploser ni se taire.
DéveloppementPrendre sa juste place dans ses relations et dans son travail, et construire la suite.

Il ne s’agit pas de juger son père, ni de tout effacer. Il s’agit de comprendre ce qui s’est joué, de ne plus en dépendre, et de vous donner à vous-même ce qui vous a manqué. Ce travail prend du temps : il n’y a ni transformation instantanée, ni recette.

Main qui écrit dans un carnet avec un stylo rouge

Et la foi dans tout cela ?

Mon regard sur la personne s’enracine dans la foi chrétienne. Pour ceux qui le souhaitent, elle peut éclairer cette question d’une façon particulière : chacun porte une dignité, une valeur et une identité qui ne dépendent pas de ce qu’il a reçu de son père. Cette dimension est proposée, jamais imposée ; l’accompagnement reste le même si vous ne la souhaitez pas.

Quand se faire accompagner ?

Si vous vous reconnaissez dans ces schémas, si vous en souffrez ou si vous avez l’impression de tourner en rond, un accompagnement peut vous aider à y voir clair et à avancer. C’est l’objet de Renais-Sens, un parcours de 12 séances pour retrouver la liberté d’être soi. Vous pouvez aussi lire la blessure du père chez la femme.

Important : cet accompagnement ne remplace pas un suivi médical ou psychothérapeutique. Si vous traversez une souffrance importante, un épisode dépressif ou des pensées suicidaires, parlez-en à votre médecin ou à un psychologue. En France, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) répond 24 h/24, gratuitement.

Questions fréquentes

Est-ce que cela m’empêchera d’être un bon père ?

Non. Prendre conscience de ce que l’on a vécu aide justement à ne pas le reproduire, et à choisir le père que l’on veut être.

Faut-il pardonner à son père pour avancer ?

Le pardon peut faire partie du chemin pour certains, mais il n’est ni une obligation ni un préalable. Il vient, ou non, à son rythme.

Un homme peut-il être accompagné par une femme sur ces questions ?

Oui. Ce qui compte, c’est un cadre de confiance et un regard juste. Plusieurs hommes ont suivi le parcours Renais-Sens et en témoignent sur ce site.

Vous vous reconnaissez dans ces lignes ?

Parlons-en lors d’un appel découverte gratuit de 30 minutes. Nous verrons ensemble ce qui se joue pour vous et l’accompagnement juste.

Gustavine, coach et thérapeute relationnelle à Cagnes-sur-Mer

Gustavine
Thérapeute relationnelle et coach professionnelle certifiée, en cabinet à Cagnes-sur-Mer ou en visio, dans toute la France. Elle accompagne celles et ceux qui veulent retrouver leur identité et déployer leur potentiel. Lire son parcours.

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